|

Suicide et Religions


La Société Franco-Algérienne de Psychiatrie
organise le 16 octobre 2009 à l'Auditorium de l'Hôpital Européen Georges
Pompidou (Paris), un colloque :
LA SCHIZOPHRENIE :
ACTUALITES ET PERSPECTIVES
HEGP, 16 octobre 2009
Sous la présidence du Pr F-J. Baylé
(Hôpital Sainte-Anne, Paris)

Bientôt plus
d'informations sur ce colloque.

Le suicide : modèles
physiopathologiques et thérapeutiques
sous la présidence du Pr Philippe Courtet
(CHU Montpellier)
Programme
(consulter les conférences)
Télécharger le bulletin
d'inscription

La Société
Franco-Algérienne de Psychiatrie, la Société Algérienne de Psychiatrie et
l'Association Algérienne des Psychiatres d'Exercice Privé organisent un congrès
commun le 14 & 15 mai 2008 à Oran (Algérie)
Date
: 14 et 15 mai 2008
Lieu
: Hôtel Sheraton d'Oran

Psychiatrie, addictions et
psychotropes
PROGRAMME
Oran : La psychiatrie, les
addictions et les psychotropes, thème d'un congrès international :
El Moudjahid


Lundi 10 septembre 2007
Journée mondiale de la prévention du
suicide
Message de l'Association
Internationale pour la Prévention du Suicide

|
Cher
(e) collègue,
A
l'occasion de Djazair, l'Année de l'Algérie
en France,
la Société Franco-Algérienne de Psychiatrie (SFAP) a le plaisir de vous
annoncer l'organisation de son premier congrès qui aura lieu le 3 et 4
octobre 2003 à l'Auditorium de l’Hôpital Européen Georges Pompidou à
Paris.
Cette rencontre, présidée par les
Professeurs Farid Kacha et Frédéric Rouillon, sera organisée avec les communautés médicales algérienne et
française autour du problème des états post-traumatiques liés à la
guerre d'Algérie et des phénomènes complexes de la mémoire post-traumatique.
Il
s'agit de la première rencontre de psychiatrie entièrement consacrée
à ce chapitre de l'histoire des deux pays. Il n'est sans doute pas encore possible
de parler de la
guerre d'Algérie sans susciter quelques passions. Plusieurs centaines de
milliers de morts, des populations entières déplacées, des destins personnels
et collectifs irrémédiablement marqués, doivent toutefois nous conduire à la
nécessité d'un effort de réflexion et à faire le point sur les conséquences
traumatiques et psychologiques, engendrées par de tels drames. Il est d'ailleurs frappant de
constater à ce sujet, la rareté des travaux, tant au niveau algérien que
français.
Le
programme sera organisé autour de deux axes principaux, qui
néanmoins se rejoignent:
1/ Le premier sera consacré
aux psychotraumatismes liés à la guerre
d'Algérie et à leur devenir. Les aspects évolutifs à long terme et les
diverses expressions de la mémoire post-traumatique seront abordés. La question est notamment
de savoir ce que sont devenus ces états, quarante ans plus tard. Des éléments cliniques constatés ici et là chez
les personnes ayant vécu de tels traumatismes, laissent penser que l'oubli n'est qu'apparent. L'expérience
traumatique semble inhibée et longtemps durant elle ne déclenche qu'une
très faible réponse émotionnelle. Elle apparaît ainsi neutralisée par un
mécanisme de découplage entre souvenirs et affects. Plus tard, après
plusieurs dizaines d’années parfois, le passé peut resurgit brutalement, et déclencher un véritable " orage sensoriel et émotionnel". Souvenirs et émotions intenses se lient de nouveau. Le
passé redevient cruellement présent et se reconstitue avec une précision et
une acuité étonnantes. "Je revis tout, comme si c'était hier":
déclarent avec angoisse et perplexité les personnes concernées. Les reviviscences traumatiques
s'accompagnent d'une "sensorialité" proche des phénomènes oniriques.
2/ Le deuxième axe
articulera, toujours autour du thème de la guerre d'Algérie et de la mémoire,
des interventions multidisciplinaires, avec la participation de sociologues,
historiens, écrivains, psychologues, anthropologues et psychiatres. Les liens
qu'entretiennent mémoire traumatique individuelle, collective et mémoire
historique seront évoqués. Une lecture transdisciplinaire nous semble fondamentale pour
l'analyse et la compréhension de ces
phénomènes.
Dr Mohammed Taleb
Président de la SFAP
|
|
A l'occasion de l'Année de
l'Algérie en France

".... En ce premier Congrès
franco‑algérien, personne ne se trompera d'exercice. Il n'y a place ici ni à la
rancune ou à la rancœur, ni à la haine. C'est après tout une séquence de la
longue histoire des hommes.
Le pardon et la sagesse permettent de lancer le défi adressé aux Algériens et
aux Français qui tournent la page d'un passé et qui bâtissent ensemble un avenir
commun d'amitié. Car en effet et sans que le devoir de mémoire puisse être
affecté en quoi que ce soit, nos deux pays se sont engagés résolument dans des
relations sereines et confiantes qui promettent et qui tiennent déjà...."
Mohammed Bedjaoui
Allocution de
Monsieur Mohammed Bedjaoui, Président du
Conseil Constitutionnel,
à l'ouverture du Premier Congrès Franco-Algérien
de Psychiatrie,
Paris-3 octobre 2003. |

"agonie psychique" des anciens d'Algérie
Des praticiens français et algériens se sont
réunis à Paris pour un colloque.
Quarante ans après,
ils se réveillent régulièrement en sursaut. Dans leurs cauchemars, ils revoient
la tête d'un copain appelé qui explose, entendent le cri du fellagha qu'ils ont
fait taire, sentent une odeur de corps brûlés... Un quart du million et demi de
Français envoyés en Algérie entre 1954 et 1962 ont souffert, à un moment de leur
vie, de troubles psychiques liés à leur expérience de cette guerre (Le Monde
du 28 décembre 2000). Aujourd'hui sexagénaires, la plupart ont appris à vivre
avec ce passé souvent ignoré de leurs proches. Mais certains n'ont jamais
remonté la pente : leurs sautes d'humeur, leurs phobies ont rendu la vie
insupportable à leur entourage, précipitant les ruptures, l'isolement, voire la
dégringolade sociale. "Beaucoup de SDF ont subi un traumatisme majeur à
l'armée", a remarqué le neuropsychiatre Serge Bornstein lors du colloque
organisé vendredi 3 et samedi 4 octobre à Paris sur le thème "Souffrances et
mémoires".
En choisissant ce
sujet pour sa première manifestation, la Société franco-algérienne de
psychiatrie (SFAP), créée en 2002, est allée droit au but : dénoncer le déni de
cette souffrance qui prévaut en France comme en Algérie et pèse sur les
individus mais aussi sur les sociétés : racisme anti-maghrébin de ce côté de la
Méditerranée, syndrome de violence sur l'autre rive. Plusieurs intervenants ont
analysé l'actuelle guerre civile algérienne comme une répétition du cauchemar
vécu voici près d'un demi-siècle, manifestation d'une névrose collective liée à
la perpétuation, par le régime d'Alger, d'un récit héroïque falsifié de ce
conflit qui fut aussi une guerre civile. Or, a souligné la psychanalyste Alice
Cherki, la guérison suppose de "transformer la souffrance individuelle en une
mémoire partageable par tous"....Lire la suite
LE MONDE | 07.10.03
|
|
Programme
|
|